CDT Terminale Spé. Maths.

Cours complet et exercices.

  • Le chapitre I sur les suites est ici
  • Le chapitre II Compléments sur la dérivation ici
  • Le chapitre III Limites de fonctions ici
  • Le chapitre IV Vecteurs, droites & plan de l’espace ici
  • Le chapitre V Continuité ici
date Contenu du cours travail à faire
3/9

Chapitre I Les suites

I Introduction
Rappels sur les suites :
• définition d’une suite
• suite explicite et définie par une relation de récurrence
• Définition d’une suite arithmétique Une suite arithmétique est définie par la relation de récurrence : \(u_{n+1}=u_n+r\) où \(r\in\mathbb{R}\).
Document d’introduction à télécharger ici

Pour demain faire les exercices 1 à 5 en page 2 et 3
3/9 correction d’une partie des exercices.
4. Suite arithmétique
Définition Une suite \( (u_n) \) est dite arithmétique si, et seulement si elle est définie par la relation de récurrence : \[u_{n+1}=u_n+r~~~\text{où}~r\in\mathbb{R}\] Elle est évidemment définie pour tout \(n\) entier naturel.

Terme général
  • Si le premier terme est \(u_0\) alors \(u_n=u_0+nr\)
  • Si le premier terme est \(u_p\) alors \(u_n=u_p+(n-p)r\)       (avec \(p\in\mathbb{N}\) )

Représentation graphique associée
La représentation graphique d'une suite arithmétique est un nuage de points aligné sur une droite.

Somme de termes d'une suite arithmétique
  • Dans le cas de la somme de termes d'une suite arithmétique, la sommes est égale à \[\dfrac{(\text{premier terme}+\text{dernier terme})\times\text{nombre de termes}}{2}.\]
Remarque : le plus difficile est de déterminer le nombre de termes, voici :

Cas concrets
  • \(u_0+u_1+....+u_n=\dfrac{(u_0+u_n)(n+1)}{2}.\)
  • \(u_p+u_{p+1}+....+u_n=\dfrac{(u_p+u_n)(n-p+1)}{2}.\)
Exercices :
  • démontrer que \[1+2+3+ .... +n=\dfrac{n(n+1)}{2}\]
  • et démontrer que \[u_0+u_1+....+u_n=\dfrac{(u_0+u_n)(n+1)}{2}.\]
  • terminez les exercices 3 et faire à 4 + 6 ici
5/9 correction des exercices.
5. Suite géométrique
Définition Une suite \( (u_n) \) est dite géométrique si, et seulement si elle est définie par la relation de récurrence : \[u_{n+1}=q\times u_n~~~\text{où}~q\in\mathbb{R}\] Elle est évidemment définie pour tout \(n\) entier naturel.


• Termes généraux de suite géométrique et géométrique avec comme première terme \(u_0\) ou \(u_p\).
Représentation graphique associée
La représentation graphique d'une suite arithmétique est un nuage de points aligné sur une droite.

Somme de termes d’une suite géométrique
\(1+q+q^2+...q^n=\dfrac{1-q^{n+1}}{1-q}\) pour \(q\in\mathbb{R}-\{1\}\).

Remarques : En fait, la somme est parfaitement définie pour \(q=1\), elle vaut \(n+1\).

terminer la première fiche, et l’activité A : ici.
9/9 II Activités
• activité d’introduction sur la notion de limite, la une

III limites finies

1. Définitions et premières propriétés
Une suite \((u_n)\) a pour limite le réel \(\ell\) lorsque tout intervalle ouvert contenant \(\ell\) contient tous les termes de la suite à partir d’un certain rang.
Autrement dit, pour tout réel \(\epsilon > 0\), on peut trouver un rang \(n_0\) tel que, pour tout entier \(n > n_0\), on a \(\ell - \epsilon < u_n < \ell + \epsilon\) soit encore \[u_n\in ]\ell-\epsilon~;~ \ell+ \epsilon[.\]
• Cette définition revient à dire que la suite \((u_n)\) converge vers \(\ell\) lorsque : Pour tout \(\epsilon > 0\), il existe un rang \(n_0\) tel que pour tout \(n\geqslant n_0\), \[|u_n-\ell|<\epsilon.\]
• \(|u_n-\ell|\) représente la distance entre \(u_n\) et \(\ell\).

On note alors \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}u_n=\ell\).

Propriété Si une suite \((u_n)\) a pour limite le réel \(\ell\), alors cette limite est unique.

Propriété Ces propriétés sont à connaître :

  • \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}\dfrac{1}{n}=0^+\)
  • \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}\dfrac{1}{\sqrt{n}}=0^+\)
  • \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}\dfrac{1}{n^2}=0^+\)
  • Plus généralement, pour tout entier \(k\in\mathbb{N}^\ast\), \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}\dfrac{1}{n^k}=0^+\)
  • Si \( -1 < q < 1\), alors \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}q^n=0\)

Preuve du premier résultat.

Les suites suivantes, \(u\), \(v\) et \(w\) sont elles arithmétiques ou géométriques ? Si oui, vous donnerez la raison et le premier terme.
  • \(u_n=2n+3\)
  • \(v_n=\dfrac{2^n}{3^{n+1}}\)
  • \(w_n=\dfrac{n^2-4}{n+2}\)
10/9 Grève des élèves, soutien pour 10 élèves présents rien
12/9

Définition

  • Une suite convergente est une suite qui a pour limite un nombre réel \(\ell\). On dit aussi que la suite converge vers \(\ell\).
  • Une suite divergente est une suite qui ne converge pas.

Remarque : Une suite divergente peut être une suite qui n’a pas de limite (voir exemple) ou une suite qui a une limite infinie.

Exemple La suite \((u_n)\) définie pour tout entier naturel \(n\) par \(u_n = (-1)^n\) est une suite divergente : elle prend successivement la valeur 1 quand \(n\) est pair et la valeur \(-1\) quand \(n\) est impair. Elle n’admet donc aucune limite.

Pour la prochaine fois :
  • Démontrer que : \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}\dfrac{1}{\sqrt{n}}=0^+\)
  • On considère la suite \((w_n)\) définie pour tout entier \(n \geqslant 1\) par \(w_n=5 + \dfrac{1}{n}\) : Montrer que \((w_n)\) converge vers une limite \(\ell\) que l'on déterminera.
  • et faire l'exercice : ici.

  • Pour aller plus loins, on considère la suite définie sur \(\mathbb{N}\) par : \[u_{n+1}=\dfrac{5u_n-16}{u_n-3},~u_0=5.\] On suppose que pour tout \(n\), \(u_n\ne 4\) et on pose : \(v_n=\dfrac{1}{u_n-4}\).
    1. Calculer les quatre premiers termes de la suite \(u\).
    2. Montrer que \((v_n)\) est une suite arithmétique et préciser sa raison.
    3. En déduire, \(v_n\) en fonction de \(n\).
    4. Conjecturer la limite quand \(n\) tend vers \(+\infty\).
16/9 suite du cours.
Algorithme Programmer la somme des \(n\) premiers carrés de 1 à \(n\)

On pour d’abord calculer quelques termes à la main :
• \(S_1=1^2=1\).
• \(S_2=1^2+2^2=5\)
• \(S_3=1^2+2^2+3^2=14\)

# Entrée
N=int(input("N="))

# Initialisation
S=0

# Traitement
for i in range(1,N+1):
  S=S+i**2

# Sortie
print("S=", S)
Faire le programme en python et le tester !!!
Faire le 50 et 51 et 52 sur la fiche : PNG - 1 Mo
19/9 Correction des exercices.
2. Théorème de convergence monotone
Définition
  • Une suite \((u_n)\) est majorée par un réel \(M\) lorsque, pour tout entier naturel \(n\), \(u_n \leqslant M\). On dit que \(M\) est un majorant de \((u_n)\).
  • Une suite \((u_n)\) est minorée par un réel \(m\) lorsque, pour tout entier naturel \(n\), \(u_n \geqslant m\). On dit que \(m\) est un minorant de \((u_n)\).
  • Une suite \((u_n)\) est bornée lorsqu’elle est à la fois majorée et minorée.

Remarque : Une suite majorée (resp. minorée) possède une infinité de majorants (resp. minorants).

Théorème dit de convergence monotone (admis)

  • Une suite croissante et majorée converge.
  • Une suite décroissante et minorée converge.

Remarque : Ce théorème permet juste d’affirmer qu’une suite converge. Il ne permet pas de déterminer sa limite.


Exemples
Exercices suivants :
  • La suite \((u_n)\) définie, pour tout entier naturel \(n \geqslant 1\), par \(u_n=\dfrac{1}{n}\). Montrer que cette suite est décroissante et minorée par 0.
  • Soit \((v_n)\) la suite définie par \(v_0 = 2\) et, pour tout entier naturel \(n\), \[v_{n+1}=\dfrac{1}{2}v_n + 2.\] Démontrer que cette suite est croissante et majorée par 4.
    On le fera par récurrence.
  • Application - 2 ici
  • + exercice 24 ici
23/9 Correction des exercices.
  1. Techniques pour l'étude de la monotonie :
    • Pour démontrer qu'une suite est croissante/décroissante, quand elle est définit par une relation de récurrence, on peut utiliser des enchaînements
      - on additionne/soustrait la même quantité à gauche et à droite,
      - soit en multipliant à gauche et à droite (attention si le nombre est négatif, les inégalités changent de sens)
      - soit en divisant (on peut avoir le même problème et en plus il faut vérifier que ce nombre est non nul).
    • Pour gérer les enchaînements, on peut penser par passer que par les opérations : sommes, multiplications, changement de signes et passage à l'inverse :
      - Exemple : \[u_{n+1}= \dfrac{9}{6-u_n}=9\times\dfrac{1}{6-u_n}=9\times\dfrac{1}{6+(-u_n)}\] - Les enchaînements seront plus simples, on commence ici par \(u_n\), on change le signe, on additionne 6, on passe à l'inverse, et on multiplie par \(9\).
  2. Techniques pour la minoration/majoration :
    • On peut penser à des raisonnements par récurrence, en utilisant les enchaînements, voire l'exemple ci-dessus.
    • On peut également penser à comparer, comme si on faisait une résolution d'inéquation au brouillon et en renversant le raisonnement dans l'autre sens pour arriver à la majoration ou à la minoration.
      - Exemples : \[\dfrac{2n+3}{n+2}≤2\Rightarrow \dfrac{2n+3}{n+2}-2≤0 \Rightarrow ... \Rightarrow \dfrac{-1}{n+2} ≤ 0.\] ce qui est clairement le cas car \(n+2>0\)
      - Au propre : on part ensuite de \[-1≤0 \Rightarrow \dfrac{-1}{n+2} ≤ 0 \Rightarrow ... \Rightarrow \dfrac{2n+3}{n+2}-2≤0 \Rightarrow ... \Rightarrow \dfrac{2n+3}{n+2}≤2~~\text{car : } n+2>0\]
    • Dans le cas où la suite n'est pas définie par une relation de récurrence, on peut penser au fait que : \(-1≤(-1)^n≤1 ...\) puis on continuer avec des enchaînements.
Pour demain :
  • Soit la suite $\((u_n)\) définie par \(u_0=1\) et \[u_{n+1}=u_n+\dfrac{1}{u_n}\]
    1. Montrer par récurrence que \(u_n>0\) pour tout \(n\) entier naturel.
    2. En déduire que la suite est croissante.
  • Soit la suite \((u_n)\) définie par \(u_0 = 1\) et \[u_{n+1}=\dfrac{u_n+1}{u_n+3}\]
    1. Montrer que \(u_{n+1}=1-\dfrac{2}{u_n+3}\)
    2. Montrer que \(u_n>0\) pour tout \(n\) entier naturel.
    3. Montrer que la suite est décroissante
  • Soit la suite \((u_n)\) définie par \(u_n=\dfrac{2n+1}{n+1}\),
    1. montrer que cette suite est majorée par \(2\).
    2. Quelle est la monotonie de cette suite, le prouver.
    3. Conclure.
  • Montrer que la suite \((u_n)\) définie par \[u_n=\dfrac{(-1)^n n+\cos n}{1+n}\] est bornée.

  • Soient \((u_n)\) et \((v_n)\) définies par \(u_n=\dfrac{2n+3}{n+1}\) et \(v_n=\dfrac{u_n}{u_n+2}\)
    1. Montrer que \((u_n)\) est bornée par 2 et 3.
    2. et que \((v_n)\) es bornée par 0,5 et 0,6.
24/9 correction des exercices.
Travaux sur les majorations et minorations de l’exercice 24 ici Le contrôle est demain
rien en vu du DS
26/9 Devoir surveillé n°1 sur 1h30 rien en vu du DS
30/9 Reprise du cours.
  • On peut passer à la quantité conjuguée (\(\sqrt a -\sqrt b)=\dfrac{(\sqrt a -\sqrt b)(\sqrt a +\sqrt b)}{\sqrt a +\sqrt b}\) attention au dénominateur qui pourrait être nul !!!!!
  • mise en place de majorations minorations plus fines
  • par récurrence évidemment, si on a affaire à une relation de récurrence !!!
Algorithme/Programmation (présentation) :
# Entrée(s)
n=int(input("n="))

# Initialisation
u=1

# Traitement
for i in range(1,n+1):
  u=2*u+3

# Sortie(s)
print("u(",n,")=",u)
IV Limites infinies
Définition Une suite \((u_n)\) a pour limite \(+\infty\) lorsque, pour tout réel \(A\), l’intervalle \([A; +\infty[\) contient tous les termes de la suite à partir d’un certain rang. Autrement dit, pour tout réel \(A\), on peut trouver un rang \(n_0\), tel que, pour tout entier \(n > n_0\), on a \(u_n > A\).
Notation : On note \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}u_n=+\infty\).
Propriétés
  • \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}n=+\infty\).
  • \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}\sqrt{n}=+\infty\).
  • \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}n^2=+\infty\).
  • Plus généralement, pour tout entier \(k\geqslant1\), on a : \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}n^k=+\infty\).
  • Si \(q>1\), \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}q^n=+\infty\).

Définition Une suite \((u_n)\) a pour limite \(-\infty\) lorsque, pour tout réel \(A\), l’intervalle \(]-\infty;~A]\) contient tous les termes de la suite à partir d’un certain rang. Autrement dit, pour tout réel \(A>0\), on peut trouver un rang \(n_0\), tel que, pour tout entier \(n > n_0\), on a \(u_n < A\).

Notation : On note \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}u_n=-\infty\).

Propriété Si \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}u_n=+\infty\), alors \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}(-u_n)=-\infty\).

Montrer que la suite \((u_n)\) définie pour tout entier naturel \(n\) par \(u_n=-3n-6\) a pour limite \(-\infty\) quand \(n\) tend vers \(+\infty\).
Pour ceux qui veulent apprendre + 22 et 23 page 144 faire les programmes :
Exercices :
Faire le programme en python les suites définies par une relation de récurrence : \(S_{n+1}=S_n+(n+1)\) et \(S_0=0\), puis le refaire quand \(S_1=1\).
1/10 Cours de demain.
correction des exercices.
V Opérations sur les limites

1. Limite d’une somme de suites

2. Limite d’un produit de suites

Exemples

  • formes indéterminées.
  • formes classiques
Les exercices 25 à 27 : page 145
3/10 correction des exercices.

3. Limite d’un quotient de suites



Voici la correction de votre DS ici
Les exercices 26 ; 28 ; 31 et 32 : page 145
7/10 Cours : correction des exercices.
VI Limites et comparaison
1. Théorème de comparaison
Théorème Soient \((u_n)\) et \((v_n)\) deux suites telles que \(u_n \leqslant v_n\), à partir d'un certain rang \(n_0\).
  1. Si \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}u_n=+\infty\), alors \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}v_n=+\infty\)
  2. Si \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}v_n=-\infty\), alors \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}u_n=-\infty\)
Exemples
  • On considère une suite \((u_n)\) pour laquelle il existe \(n_0 \in \mathbb{N}\) tel que, pour tout \(n \geqslant n_0\), \(u_n > n^2+1\). Comme \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}(n^2+1) = +\infty\), d'après le théorème de comparaison, on en déduit que \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}u_n = +\infty\).
  • On considère une suite \((v_n)\) telle que, pour tout \(n \in \N\), \(v_n <-3n\). Comme \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}(-3n) = -\infty\), d'après le théorème de comparaison, on en déduit que \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}v_n=-\infty\).


2. Théorème des gendarmes
Théorème dit des gendarmes (admis)
Soient \((u_n)\), \((v_n)\) et \((w_n)\) trois suites telles que \(u_n \leqslant v_n \leqslant w_n\), à partir d'un certain rang et \(\ell\) est un nombre réel.
Si \((u_n)\) et \((w_n)\) convergent vers une même limite \(\ell\), alors \((v_n)\) converge aussi vers \(\ell\).
Comme \(\ell\in\mathbb{R}\), cela veut dire qu'il s'appliquera pour des limites finies.

Remarque Le plus souvent, on utilisera des encadrements classiques comme les trois inégalités suivantes, valables pour tout entier naturel \(n\) :
  • \(-1 \leqslant (-1)^n \leqslant 1\),
  • \(-1 \leqslant \sin (n) \leqslant 1\), de même pour le \(\cos\),
  • \(-1 \leqslant \cos (n) \leqslant 1\).
Faire les exercices 33 à 36 page 145
8/10 correction des exercices. correction des exercices. Application au théorème de gendarmes.

Chapitre II Compléments sur la dérivation

I introduction
Le document d’introduction est ici

Terminer la page
10/10 1. suite des révisions sur la dérivation

• reprise de toutes les formules de base.

• Rappel de la dérivée de \(f(ax+b)\) ou \(a\) et \(b\) sont deux réels avec est définie selon l’intervalle de dérivabilité par : \(a\times f'(ax+b)\).
• Rappels aussi de :
  1. \((uv)'=u'v+v'u\) selon l’intersection des intervalles de dérivabilité de \(u\) et \(v\).
  2. \(\left(\dfrac{1}{v}\right)'=-\dfrac{1}{v^2} \times v'\)
  3. \(\left(\dfrac{u}{v}\right)'=\dfrac{u'v-v'u}{v^2}\) attention, il faut en plus que \(v(x)\ne 0\) pour tout \(x\).
  4. \((u^2)'=2uu'\)
  5. \(\left(\dfrac{1}{v}\right)'(x)=-\dfrac{1}{v^2(x)}\times v'(x)\)
  6. \((\sqrt{u})'(x)=\dfrac{1}{2\sqrt{u}}(x)\times u'(x)\)
2. Approfondissements sur les dérivées
Dérivée d’une composée de fonction
Soient \(u\) une fonction définie sur un intervalle \(I\) à valeurs dans un intervalle \(J\) et \(v\) une fonction définie sur l’intervalle \(J\)
La composée de \(u\) par \(v\), notée \(v \circ u\), est la fonction définie sur \(I\) par : \[(v\circ u)(x)=v(u(x)).\] NOTATION \(v \circ u\) se lit " \(v\) rond \(u\) ".
3. Dérivée d'une composée
De manière très simple : \((f(u))'(x)=f'(u(x))\times u'(x)\)
terminer la fiche pour la prochaine fois + 72 sur la fiche feuille 1
15/10 correction des derniers exercices.

Rappels de première Si \(f\) est fonction définie et dérivable en \( a\in I \) où \(I\) est un intervalle, alors l’équation de la tangente \(\mathcal{T}_a\) au point d’abscisse \(a\) vaut :

\[y=f'(a)(x-a)+f(a).\]

II Dérivée seconde
Définition
Soit \(f\) une fonction dérivable sur \(I\). On note \(f'\) sa fonction dérivée. Quand \(f'\) est dérivable sur \(I\), on note \(f''\) sa dérivée. \(f''\) est appelée la dérivée seconde de \(f\) sur \(I\).

Exemples

Exercice : 6 sur la fiche
80 et faire le 81 au 83 sur : Comparaison Faire les exercices sur fiche 21 à 30 (que les nombres pairs) : ici
17/10 Voici le travail à fournir durant ces vacances.

II Convexité
1. Fonction convexe
Soient \(f\) une fonction définie sur un intervalle \(I\) et \(\mathcal{C}_f\) sa courbe représentative dans un repère orthogonal.
On dit que \(f\) est convexe sur \(I\) quand sa courbe représensattive est située en dessous de chacune de ses sécantes entre les deux points d’intersection.
Illustration par un graphique
Propriété Soit \(f\) une fonction définie et deux fois dérivable sur un intervalle \(I\).
Les quatre propositions suivantes sont équivalentes :
• \(f\) est convexe sur \(I\) ;
• la courbe représentative de \(f\) est entièrement située au-dessus de ses tangentes ;
• \(f'\) est croissante sur \(I\) ;
• \(f"\) est positive sur \(I\).

Propriété Soit \(f\) une fonction deux fois dérivable sur un intervalle \(I\). La courbe représentative de la fonction \(f\) admet un point d’inflexion au point d’abscisse \(a\) si, et seulement si, \(f''\) s’annule en changeant de signe en \(a\).

Faire les exercices sur fiche 21 à 30 (le reste) : ici
4/11 correction de tous les exercices.

Explication du cours

67 à 69 et 71 sur les fiches ci-dessous ici et ici
6/11 correction des exercices.
Voici la correction de votre surveillé : ici

Chapitre III Limites de fonctions

I Limites de fonctions : définitions et premières propriétés
1. Limite à l’infini

Définition limite infinie à l’infini
Soit une fonction \(f\) définie sur \(\mathcal{D}_f\), telle qu’il existe un réel \(a\) pour lequel \([a;~+\infty[\) est inclus dans \(\mathcal{D}_f\).
On dit que \(f\) est définie au voisinage de \(+\infty\). Dire que \(f\) a pour limite \(+\infty\) quand \(x\) tend vers \(+\infty\) signifie que, quel que soit le réel \(A\), il existe \(m \geqslant a\) tel que, pour tout \(x \in \mathcal{D}_f\), si \(x > m\), alors \(f(x) > A\).
Notation : On note : \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty}f(x)=+\infty\)
On définit de façon similaire \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty}f(x)=-\infty\), \(\displaystyle\lim_{x \to -\infty}f(x)=+\infty\) et \(\displaystyle\lim_{x \to -\infty}f(x)=-\infty\).

Définition limite finie à l’infini
Soit une fonction \(f\) définie sur \(\mathcal{D}_f\), telle qu’il

existe un réel \(a\) pour lequel \([a; +\infty[\) est inclus dans \(\mathcal{D}_f\). Soit \(\ell\in \mathbb{R}\).
Dire que \(f\) a pour limite \(\ell\) quand \(x\) tend vers \(+\infty\) signifie que, quel que soit \(\epsilon > 0\), il existe \(m \geqslant a\) tel que, pour tout \(x \in \mathcal{D}_f\) , si \(x > m\), alors \(|f(x)-\ell|<\epsilon\).
On note : \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty}f(x)=\ell\).
On définit de façon similaire \(\displaystyle\lim_{x \to -\infty}f(x)=\ell\).

Propriété
• Pour tout \(n \in \mathbb{N}^\ast\), \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty}x^n= +\infty\) et \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty}\dfrac{1}{x^n} =0\).
• Pour tout \(n \in \mathbb{N}^\ast\), si \(n\) est pair, \(\displaystyle\lim_{x \to -\infty}x^n= +\infty\) et, si \(n\) est impair, \(\displaystyle\lim_{x \to -\infty}x^n= -\infty\).
• Pour tout \(n \in \mathbb{N}^\ast\), \(\displaystyle\lim_{x \to -\infty}\dfrac{1}{x^n} =0\).
• \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty}\sqrt{x} =+\infty\) et \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty}\dfrac{1}{\sqrt{x}} =0\).

propriété Les limites à l’infini de la fonction exponentielle sont :

\[\displaystyle\lim_{x \to +\infty}\text{e}^x=+\infty~~\text{et}~~\displaystyle\lim_{x \to -\infty}\text{e}^{x}=0.\]

Exercices 75 et 77 sur fiche ci-dessous ici et ici
7/11 II Opérations sur les limites
1. Propriétés

Remarque: Ces propriétés donnent la limite en \(a\) de la somme du produit ou du quotient de \(f\) et \(g\). \(a\) pouvant désigner un réel ou \(-\infty\) ou \(-\infty\). Remarque: " F.I." signifie forme indéterminée : on ne peut pas déterminer la limite par simple lecture du tableau.
Calcul de toutes les limites possibles en chacune des bornes de la fonction \(f\) définie sur \(\mathbb{R}-\{-3~;~1\}\) par :

\[f(x)=\dfrac{1}{x^2+2x- 3}\]

Faire les exercices :
• Faire les exercices suivants : PNG - 63.7 ko Le dernier sera complexe à gérer, pour vous aider : ici

• Calcul de limites et asymptotes : 19 à 21 ici
• Pour les révision sur la convexité 70 et reprendre le 69 : ici
12/11 correction de exercices. • Faire les exercices 24 à 28 ici
• (Réflexion pour vendredi) : Faire l'exercice 51 ici
18/11 correction de exercices.

II Limites et comparaison
1. Théorème de comparaison Soient \(f\) et \(g\) deux fonctions définies sur un intervalle \(I\) de la forme \(I = ]A ~;~+\infty[\) où \(A\) est soit réel, soit \(-\infty\).
Si, pour tout \(x \in I\), \(f(x)\geqslant g(x)\) et \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty}g(x)=+\infty\), alors \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty}f(x)=+\infty\),
Si, pour tout \(x \in I\), \(f(x)\leqslant g(x)\) et \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty}g(x)=-\infty\), alors \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty}f(x)=-\infty\),

2. comparaison
Soient \(f\), \(g\) et \(h\) trois fonctions définies sur un intervalle \(I\) de la forme \(I = ]A;~+\infty[\) où \(A\) est soit réel, soit \(-\infty\). Soit \(\ell\) un nombre réel.
Si, pour tout \(x \in I\), \(g(x) \leqslant f(x) \leqslant h(x)\), et si \(g\) et \(h\) ont la même limite \(\ell\) en \(+\infty\), alors : \[\displaystyle\lim_{x \to +\infty}f(x)=\ell.\]

3. croissance comparée Pour tout \(n\in\mathbb{N}^\ast\), \(\displaystyle\lim_{x \to +\infty}\dfrac{\text{e}^x}{x^n}=+\infty\) et \(\displaystyle\lim_{x \to -\infty}x^n\text{e}^x=0\).

• 31 et 26 et 27 ici
• (Réflexion pour vendredi) : Faire l'exercice 51 ici
• Terminer le triangle 3, 5 et 6 cm en recherchant tous les autres angles, voici le résultat sous : geogebra.
19/11 correction des exercices.
ici
29 à 33 ici
21/11 correction des exercices et fin de cours sur les limites.

Voici la correction de votre devoir surveillé ici

Chapitre IV Vecteurs et plan de l’espace

I Vecteurs de l’espace
1. Translation
Définition Soient A et B deux points distincts de l’espace. La Translation t de vecteur \(\overrightarrow{AB}\) est la transformation, qui à tout point M associe l’unique point M’ tel que \(\overrightarrow{MM'}=\overrightarrow{AB}\)

Propriété Soient E et F deux points de l’espace, \(\overrightarrow{u}\) un vecteur de l’espace et t la translation de vecteur \(\overrightarrow{u}\). On note E’ et F’ les images respectives de \(E\) et de \(F\) par la translation t.
On a alors \(\overrightarrow{E'F'}=\overrightarrow{EF}\)


Pour aujourd'hui 22 : ici

  • Faire l'application 1 : ici
  • \(A(1;1)\), \(B(2;4)\) et \(C(4;0)\)
    1. Placez ces trois dans un repère orthornormé.
    2. calculez les coordonnées des vecteurs \(\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{AC}\) en déduire le produit scalaire \(\overrightarrow{AB}.\overrightarrow{AB}\),
    3. Pour terminer, quelle est la mesure de \(\widehat{BAC}\) ? Conclure.
    4. Faire de même pour les autres sommets.
  • Recherche de toutes les mesures d’angles dans un triangle de côté, 3 ; 5 et 7 (cette exercice est à terminer)
25/11 2. Vecteurs colinéaires, vecteurs coplanaires
Définition Soient \(\overrightarrow{u}\) et \(\overrightarrow{v}\) deux vecteurs de l’espace.
\(\overrightarrow{u}\) et \(\overrightarrow{v}\) sont colinéaires lorsqu’il existe un nombre réel \(\lambda\) non nul tel que \(\overrightarrow{u} = \lambda \overrightarrow{v}\) ou \(\overrightarrow{v} = \lambda \overrightarrow{u}\).
Propriété Soient \(E\) et \(F\) deux points de l’espace, \(\overrightarrow{u}\) un vecteur de l’espace et \(t\) la translation de vecteur \(\overrightarrow{u}\).
On note \(E'\) et \(F'\) les images respectives de \(E\) et \(F\) par la translation \(t\).
On a alors \(\overrightarrow{E'F'}=\overrightarrow{EF}\).
Application n°2 : voire dans le poly.

3. Vecteurs colinéaires, vecteurs coplanaires

Définition Soient \(\overrightarrow{u}\) et \(\overrightarrow{v}\) deux vecteurs de l’espace.
\(\overrightarrow{u}\) et \(\overrightarrow{v}\) sont colinéaires lorsqu’il existe un nombre réel \(\lambda\) non nul tel que \(\overrightarrow{u} = \lambda \overrightarrow{v}\) ou \(\overrightarrow{v} = \lambda \overrightarrow{u}\)

Remarque : Le vecteur nul est colinéaire à tout vecteur.

Propriété Soient \(A\), \(B\) et \(C\) trois points de l’espace deux à deux distincts. Les points \(A\), \(B\) et \(C\) sont alignés si, et seulement si, les vecteurs \(\overrightarrow{AB}\) et \(\overrightarrow{AC}\) sont colinéaires.

Remarque : Des vecteurs colinéaires non nuls ont la même direction.

Définition On considère quatre points distincts de l’espace \(O\), \(A\), \(B\) et \(C\) et on définit trois vecteurs \(\overrightarrow{u}\), \(\overrightarrow{v}\) et \(\overrightarrow{w}\) par \(\overrightarrow{u} = \overrightarrow{OA}\), \(\overrightarrow{v} = \overrightarrow{OB}\) et \(\overrightarrow{w} = \overrightarrow{OC}\).
On dit que \(\overrightarrow{u}\), \(\overrightarrow{v}\) et \(\overrightarrow{w}\) sont coplanaires lorsque les points \(O\), \(A\), \(B\) et \(C\) appartiennent à un même plan (c’est-à-dire lorsque \(O\), \(A\), \(B\) et \(C\) sont coplanaires).

Remarque : Le vecteur nul est toujours coplanaire à deux autres vecteurs quelconques.

Propriété Soient \(\overrightarrow{u}\), \(\overrightarrow{v}\) et \(\overrightarrow{w}\) trois vecteurs de l’espace tels que \(\overrightarrow{u}\), \(\overrightarrow{v}\) ne sont pas colinéaires (ainsi, \(\overrightarrow{u}\), \(\overrightarrow{v}\) ne sont pas nuls).
Les vecteurs \(\overrightarrow{u}\), \(\overrightarrow{v}\) et \(\overrightarrow{w}\) sont coplanaires si, et seulement si, il existe deux nombres réels \(\lambda\) et \(\mu\) tels que \(\overrightarrow{w} = \lambda\overrightarrow{u} + \mu\overrightarrow{v}\).

Vocabulaire : On dit que \(\overrightarrow{w}\) est une combinaison linéaire de \(\overrightarrow{u}\) et \(\overrightarrow{v}\).

Pour la première proposition voici une idée de démonstration
PNG - 99 ko

Faire les exercices 23 à 26 sur fiche ici et ici

26/11 II Vecteurs linéairement indépendants et base de l’espace

Définition Soient \(\overrightarrow{u}\), \(\overrightarrow{v}\) et \(\overrightarrow{w}\) trois vecteurs de l’espace et \(a\), \(b\) et \(c\) trois réels. Les vecteurs \(\overrightarrow{u}\), \(\overrightarrow{v}\) et \(\overrightarrow{w}\) sont dits linéairement indépendants lorsqu’ils ne sont pas coplanaires, autrement dit lorsque \(a\overrightarrow{u}+b\overrightarrow{v}+c\overrightarrow{w}=\overrightarrow{0}\Rightarrow a = b = c= 0\).

Définition Trois vecteurs linéairement indépendants forment une base de l’espace.

Propriété Soit \((\overrightarrow{\imath},~ \overrightarrow{\jmath},~ \overrightarrow{k})\) une base de l’espace.
Pour tout vecteur \(\overrightarrow{w}\) de l’espace, il existe un unique triplet de réels \((x;~y;~z)\) tel que \(\overrightarrow{w}= x\overrightarrow{i}+ y\overrightarrow{j}+ z\overrightarrow{k}\).
Cette décomposition est donc unique.

Preuve

Notation \(\left(\begin{array}{c}x \\y \\z\end{array}\right)\) sont les coordonnées de \(\overrightarrow{w}\) dans \((\overrightarrow{\imath},~ \overrightarrow{\jmath},~ \overrightarrow{k})\).

26 à 29 pour demain sur fiches ici et ici
28/11 II Droites et plans de l’espace

2. Droites de l’espace

Définition Soient \(A\) un point de l’espace et \(\overrightarrow{u}\) un vecteur non nul. L’ensemble des points \(M\) de l’espace tels que \(\overrightarrow{AM} = \lambda\overrightarrow{u}\), avec \(\lambda\in\mathbb{R}\), est une droite.
\((A, \overrightarrow{u})\) est un repère de cette droite : on dit que la droite est dirigée par \(\overrightarrow{u}\).

Remarque : \(\overrightarrow{u}\) est un vecteur directeur de la droite.

Définition Dans l’espace, deux droites peuvent être coplanaires ou non.
Si elles sont coplanaires, alors elles appartiennent à un même plan. Elles peuvent donc être sécantes (avoir un point d’intersection) ou parallèles (strictement parallèles ou confondues).

Attention : Dans l’espace, des droites non sécantes ne sont pas nécessairement parallèles.

Remarque : Lorsque les droites sont coplanaires, on retrouve les résultats obtenus en géométrie plane.

3. Plans de l’espace

Définition Soient \(A\) un point de l’espace et \(\overrightarrow{u}\) et \(\overrightarrow{v}\) deux vecteurs non colinéaires de l’espace.
L’ensemble des points \(M\) tels que \(\overrightarrow{AM} = \lambda\overrightarrow{u} + \mu\overrightarrow{v}\) (où \(\lambda\) et \(\mu\) sont des réels) est un plan de l’espace. \((A;~\overrightarrow{u},~\overrightarrow{v})\) est un repère du plan. On dit que le plan est dirigé par la base \((\overrightarrow{u},~\overrightarrow{v})\).

Définition
• Position relative de deux plans.
Position relative d’une droite et d’un plan de l’espace.

Remarque : Soient \(A\), \(B\) et \(C\) trois points non alignés. Ils définissent alors le plan dont un repère est \((A;~\overrightarrow{AB},~\overrightarrow{AC})\).

Méthode Pour déterminer l’intersection de deux plans, il faut :
• justifier qu’ils sont sécants ;
• déterminer leur droite d’intersection : il suffit alors de déterminer deux points qui appartiennent aux deux plans.

Exercices : Faire le 28 et 29 + 30 (voire le cours pour de l'aide dans l'application 4) ici
2/12

4. Parallélisme dans l’espace

Théorème Une droite \(d\) est parallèle à un plan \(\mathcal{P}\) si, et seulement si, il existe une droite \(\Delta\) du plan \(\mathcal{P}\) parallèle à \(d\).

Théorème Un plan \(\mathcal{P'}\) est parallèle à un plan \(\mathcal{P}\) si, et seulement si, il existe deux droites sécantes de \(\mathcal{P'}\) parallèles à deux droites sécantes de \(\mathcal{P}\)

Théorème Soient \(\mathcal{P}\) et \(\mathcal{P'}\) deux plans strictement parallèles.
Tout plan \(\pi\) qui coupe l’un de ces plans coupe l’autre et les droites d’intersections obtenues sont parallèles.

Théorème admis Soient deux droites \(d\) et \(d'\) parallèles.
Soit un plan \(\mathcal{P}\) contenant \(d\) sécant à un autre plan \(\mathcal{P'}\) contenant \(d'\). Alors la droite \(\Delta\) intersection de \(\mathcal{P}\) et \(\mathcal{P'}\) est parallèle à \(d\) et à \(d'\).

Application et méthode - 5

Méthode Si deux plans sont sécants, alors leur intersection est une droite. On commence donc par chercher :
• un point commun entre ces deux plans ;
• un théorème à appliquer en fonction des hypothèses données par l’énoncé ou determinées au cours de la résolution.


Soutien préparation aux DS vendredi : ici.
31 et 32 sur ici
3/12 correction des exercices.
II Repère de l’espace

1. Coordonnées d’un point de l’espace

Définition Un repère de l’espace est défini par la donnée d’un point O de l’espace et d’une base \((\overrightarrow{i},~\overrightarrow{j},~\overrightarrow{k})\) de l’espace.

Définition On considère un repère \((O;~\overrightarrow{i},~\overrightarrow{j},~\overrightarrow{k})\) Pour tout point \(M\) de l’espace, il existe un unique triplet de réels \((x;~y;~z)\) tel que : \(\overrightarrow{OM} = x\overrightarrow{i}+ y\overrightarrow{j} + z\overrightarrow{k}\). \(x,~y\) et \(z\) sont les coordonnées de \(M\) dans le repère \((O;~\overrightarrow{i},~\overrightarrow{j},~\overrightarrow{k})\).

2. Opérations sur les coordonnées

L’espace est rapporté à un repère \((O;~\overrightarrow{i},~\overrightarrow{j},~\overrightarrow{k})\).

Propriété On considère les points \(A(x_A;~y_A;~z_A)\) et \(B(x_B;~y_B;~z_B)\).
Les coordonnées du vecteur \(\overrightarrow{AB}\) sont \(\left(\begin{array}{c}x_B-x_A \\y_B-y_A \\z_B-z_A\end{array}\right)\)

Propriété On considère les points \(A(x_A;~y_A;~z_A)\) et \(B(x_B;~y_B;~z_B)\).
Les coordonnées du milieu \(I\) de \([ABl]\) sont \(\left(\dfrac{x_A+x_B}{2};~\dfrac{y_A+y_B}{2};~\dfrac{z_A+z_B}{2}\right)\).

Exemples
• Pour \(A(1;~-1;~2)\) et \(B(3;~1;~-4)\), on a \(\overrightarrow{AB}\left(\begin{array}{c}3-1 \\1-(-1) \\-4-2\end{array}\right)\) soit \(\overrightarrow{AB}\left(\begin{array}{c}2\\2 \\-6\end{array}\right)\).
• Si \(A(3;~4;~-4)\) et \(B(-1;~6;~2)\), alors le milieu \(I\) de \([AB]\) a pour coordonnées : \(\left(\dfrac{3+(-1)}{2};~\dfrac{4+6}{2};~\dfrac{-4+2}{2}\right)\). Donc \(I(1;~5;~-1)\).

Propriété On considère les vecteurs \(\overrightarrow{u}\left(\begin{array}{c}x_{\overrightarrow{u}} \\y_{\overrightarrow{u}} \\z_{\overrightarrow{u}}\end{array}\right)\) et \(\overrightarrow{v}\left(\begin{array}{c}x_{\overrightarrow{v}} \\y_{\overrightarrow{v}} \\z_{\overrightarrow{v}}\end{array}\right)\) et \(\alpha\) est un nombre réel.

• les coordondes du vecteur \(\overrightarrow{u}+\overrightarrow{v}\) sont \(\left(\begin{array}{c}x_{\overrightarrow{u}}+x_{\overrightarrow{v}} \\ y_{\overrightarrow{u}}+y_{\overrightarrow{v}} \\ z_{\overrightarrow{u}}+z_{\overrightarrow{v}}\end{array}\right)\).
• Les coordonnées du vecteurs \(\alpha\overrightarrow{u}\) sont : \(\left(\begin{array}{c}\alpha x_{\overrightarrow{u}} \\\alpha y_{\overrightarrow{u}} \\\alpha z_{\overrightarrow{u}}\end{array}\right)\)

Exemple

Soient les vecteurs \(\overrightarrow{u}\left(\begin{array}{c}2 \\-3 \\-1\end{array}\right)\) et \(\overrightarrow{v}\left(\begin{array}{c}5 \\0 \\-5\end{array}\right)\). Le vecteur \(\overrightarrow{w}=\overrightarrow{u}+3\overrightarrow{v}\) a pour coordonnées :

\[\left(\begin{array}{c}2 \\-3 \\-1\end{array}\right)+3\left(\begin{array}{c}5 \\0 \\-5\end{array}\right)=\left(\begin{array}{c}2 \\-3 \\-1\end{array}\right)+\left(\begin{array}{c}15 \\0 \\-15\end{array}\right)=\left(\begin{array}{c}17 \\-3 \\-16\end{array}\right).\]

Application et méthode - 6

Dans un repère \((O;~\overrightarrow{i},~\overrightarrow{j},~\overrightarrow{k})\), on donne les points \(E(-1;~3;~2)\), \(F(2;~-1;~3)\) et \(G(-1;~0;~1)\).
Déterminer les coordonnées du point \(M\) défini par \(\overrightarrow{EM} = \overrightarrow{EF} +2\overrightarrow{EG}\).

exercices 35 à 39 sur fiche ici
10/12 Correction des exercices fin du cours sur la géométrie dans l’espace.

Chapitre V Continuité

0 Rappels Pour aujourd’hui c’est : ici

terminer la fiche.
Soient \(A(3;6;0)\) ; \(B(5;10;-3)\) ; \(E(4;-3;5)\) et \(F(7;-8;7)\). Déterminez la position relative de ces deux droites \((AB)\) et \((EF)\), on déterminera le point d’intersection, si les droites sont sécantes, bien entendu
+ Pour des exercices supplémentaires : ici et ici, faire le 39, 47, 49 et ceci pour jeudi 50, 52 et 54
12/12 voici la correction de votre DS ici

correction des exercices.

I Notion de continuité

1. Fonction continue

Définition Soient \(f\) une fonction définie sur un intervalle \(I\) et a un réel appartenant à \(I\).

  • \(f\) est continue en \(a\) lorsque \(f\) admet une limite en \(a\) et que cette limite est \(f(a)\).
  • \(f\) est continue sur un intervalle \(I\) lorsqu’elle est continue en \(a\) pour tout \(a \in I\).

Remarque : la représentation graphique d’une fonction continue peut être tracée sans lever le crayon.

2. Opérations et fonctions continues

Propriété Toute fonction dérivable sur un intervalle \(I\) est continue sur \(I\).

Propriété

  • Les fonctions de référence (polynômes, valeur absolue, exponentielle, racine carrée, etc.) sont continues sur leur intervalle de définition.
  • La somme et le produit de fonctions continues sur un intervalle I sont continues sur cet intervalle.
  • Si \(f\) et \(g\) sont continues sur \(I\) et si \(g\) ne s’annule pas sur \(I\), alors \(\dfrac{f}{g}\) est continue sur \(I\).
23 à 28 sur la fiche les nombres impairs ici
17/12 Correction des exercices.

II Le théorème des valeurs intermédiaires

Voici la démonstration du théorème des valeurs intermédiaires : ici

Cas général

Théorème des valeurs intermédiaires Si \(f\) est continue sur \([a~;~b]\) alors, pour tout réel
\(k\) compris entre \(f(a)\) et \(f(b)\), l’équation \(f(x) = k\) admet au moins une solution dans \([a~;~b]\).
Autrement dit, tout réel \(k\) compris entre \(f(a)\) et \(f(b)\) admet au moins un antécédent par \(f\) dans \([a~;~b]\).

2. Cas des fonctions strictement monotones

Corollaire Si \(f\) est continue et strictement monotone sur \([a~;~b]\) alors, pour tout réel \(k\) compris entre \(f(a)\) et \(f(b)\), l’équation \(f(x) = k\) admet une unique solution dans \([a~;~b]\).

Voici la démonstration du théorème des valeurs intermédiaires à faire pour ceux qui sont plus courageux : ici

faire les exercices : 63, 65 et 67 ici
19/12 correction des exercices.
Fin de cours sur la continuité.
III Application aux suites

1. Application de la continuité

Propriété Soient \(f\) une fonction continue sur un intervalle \(I\) et \((u_n)\) une suite d’éléments de \(I\) convergeant vers \(a\in I\). Alors \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}f(u_n)=f(a)\).

Remarque : Autrement dit, \(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}f(u_n)=f\left(\displaystyle\lim_{n \to +\infty}u_n\right)\).

2. Théorème (du point fixe) Soient \(f\) une fonction définie et continue sur un intervalle \(I\) dans lui-même et \((u_n)\) la suite définie par un réel \(u_0 \in I\) et, pour tout \(n\in\mathbb{N}\), \(u_{n+1} = f(u_n)\).
Si \((u_n)\) converge vers \(\ell \in I\), alors \(\ell\) est solution de l’équation \(f(x) = x\).

67 + 77 sur Théorème du point fixe ici
6/1 Correction de exercices et fin de cours. Faire les exercices 1 à 7 : ici
7/1

Chapitre VI Loi binomiale

I Introduction et rappels
ici

II Epreuve, loi et schéma de Bernoulli
1. Epreuve de Bernoulli
On appelle épreuve de Bernoulli toute expérience aléatoire n’admettant que deux issues, appelées généralement succès— \(S\) et échec \(\overline{S}\) et de probabilités respectives \(p\) et \(q = 1-p\).

Définition

Faire l’activité donné dans le poly : Chapitre VI Loi binomiale
13/1 suite du cours.
2. Loi de Bernoulli
Défintion On réalise une épreuve de Bernoulli dont le succès \(S\) a pour probabilité \(p\). Une variable aléatoire \(X\) est une variable aléatoire de Bernoulli lorsqu’elle est à valeurs dans \(\{0~;~1\}\) où la valeur \(1\) est attribuée au succès. On dit alors que \(X\) suit la loi de Bernoulli de paramètre \(p\). Autrement dit, on a \(P(X = 1) = p\) et \(P(X = 0) = 1 - p\).

Propriété Soit \(X\) une variable aléatoire qui suit une loi de Bernoulli de paramètre \(p\).
L’espérance mathématique de \(X\) est \(E(X) = p\).
La variance de \(X\) est \(V(X)=p(1-p)\).
On a alors \(\sigma(X)=\sqrt{p(1-p)}\).

II Schéma de Bernoulli

Définition Soit \(n\) un nombre entier naturel non nul. Un schéma de Bernoulli est la répétition de \(n\) épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes.

Remarque : Les conditions identiques et indépendantes sont essentielles et doivent être vérifiées dans chaque situation.

Fichiers : pour aujourd'hui le mercredi :
  • triangle 3, 5, 6 vérification ici
  • triangle 4, 5, 6 vérification ici

les exercices de la séance de mercredi sont :

  • 27 à 34 sur la fiche d’exercice. ici.
  • 35 + 36 + 37 + 39 + 41 ici
  • 63 à 65 ici
\(ABC\) est un triangle tel que \(AB=4\), \(BC=5\) et \(AC=6\). Déterminer la mesure des trois angles en chacun des sommets.
14/1 III Loi binomiale
Définition Soient \(n\) un entier naturel non nul et \(p\) un réel de l’intervalle \([0~;~1]\).
On note \(X\) la variable aléatoire comptant le nombre de succès obtenu lors de \(n\) répétitions identiques et indépendantes d’un schéma de Bernoulli dont \(p\) est la probabilité du succès.
On dit alors que \(X\) suit la loi binomiale de paramètres \(n\) et \(p\).
NOTATION La loi binomiale de paramètres \(n\) et \(p\) se note \(\mathcal{B} (n~;~p)\).

Propriété Soient \(k\) un entier naturel inférieur ou égal à \(n\) et \(X\) une variable aléatoire qui suit la loi binomiale de paramètres \(n\) et \(p\). Alors \(P(X = k) = \left(\begin{array}{c}n \\k\end{array}\right)p^k(1-p)^{n-k}\).
Utillisation de la calculatrice

• Pour visualiser une loi binomiale : ici

  • 35 + 36 + 37 + 39 + 41 ici
  • 63 à 65 ici
  • Terminer les exercices :
    • 27 à 34 sur la fiche d’exercice. ici.
    • 35 + 36 : ici
    • Pour ceux qui veulent démontrer : voici la démonstration de l’espérance d’une loi binomiale c’est ici
    16/1 fin de cours sur la loi binomiale Exercices :
    • 37 + 39 + 41 ici
    • 63 à 65 ici